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Notez
bien
Cette
section contient beaucoup de termes médicaux et
s’adresse donc aux personnes ayant certaines
connaissances médicales. |
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Consensus canadien sur des définitions cliniques et des
protocoles de traitement pour la fibromyalgie |
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National ME/FM Action
Network, 12 mai, Journée internationale de la
fibromyalgie et de l'encéphalomyélite myalgique - Le
Canada, leader mondial!
COMMUNIQUE TRANSMIS PAR CCNMatthews
POUR: NATIONAL ME/FM ACTION NETWORK
LE 4 MAI 2004
Une première médicale aidera des millions de Canadiens
souffrant de fibromyalgie
Les médecins sont maintenant en mesure de diagnostiquer
et traiter le Syndrome de fibromyalgie (SFM). Ce
syndrome est de 2 à 5 fois plus prévalant que l'arthrite
rhumatoïde. Le SFM affecte les enfants et les adultes et
peut devenir invalidant. Les recherches confirment des
modifications chimiques anormales dans les régions du
système nerveux qui contrôlent la douleur, augmentant
ainsi la perception de la douleur physique.
Lors d'un sondage effectué par le National ME/FM Action
Network, des médecins, à travers le Canada, ont indiqué
un urgent besoin d'une définition clinique et de lignes
directrices pour diagnostiquer et traiter le SFM. Face à
cette urgence, Santé Canada a mis sur pied un panel
d'experts : professeurs de faculté, médecins traitants
et chercheurs reconnus dans le monde. Ils ont établi la
première définition clinique et des lignes directrices.
Le document intitulé "Fibromyalgia Syndrome : Canadian
clinical Working Case Definition, Diagnostic and
Treatment Protocols" est publié dans le Journal of
Musculoskeletal Pain 11(4), 2004.
Le panel a retenu les critères existants suivants requis
pour la recherche : la douleur diffuse et les points
sensibles (indiquant une dysfonction du système nerveux
central); ils ont aussi inclus d'autres symptômes
importants de douleur et de problèmes neurologiques, la
fatigue, des problèmes de sommeil, des symptômes
cognitifs, autonomes et neuroendocriniens, et la
raideur.
" Cette définition clinique permettra aux médecins de
poser rapidement un diagnostic, contribuant ainsi à
diminuer l'impact du SFM sur les patients", confie le
docteur Bruce Carruthers, coéditeur de la définition du
SFM."Les coûts engendrés par les nombreuses références à
des spécialistes en seront aussi réduits et les patients
pourront recevoir le traitement approprié au moment
opportun ".
Pour plus de renseignements sur cette primeur
canadienne, veuillez visiter le site web :
www.mefmaction.net et pointer sur "Consensus documents"
dans Menu.
Le Canada fut aussi à l'avant-garde suite à la
publication, l'an dernier, de la première définition
clinique de l'encéphalomyélite myalgique/syndrome de
fatigue chronique.
POUR PLUS D'INFORMATIONS, COMMUNIQUER AVEC:
National ME/FM Action Network :
www.mefmaction.net |
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INFORMATION MÉDICALE IMPORTANTE
FMS Overviews traduit en français |
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Syndrome de
fibromyalgie :
Définition clinique et lignes directrices à l’intention
des médecins
Abrégé du Consensus canadien
Voir le lien Internet ci-dessous.
SFM Abrégé - français
Cette brochure est une
traduction du document intitulé :
Fibromyalgia
Syndrome : A Clinical Case Definition and Guidelines for
Medical Practitioners – An Overview of the Canadian
Consensus Document.
Voir le lien Internet ci-dessous.
FMS Overviews - anglais
Cet abrégé est un aperçu
du document intitulé :
Fibromyalgia
Syndrome : Canadian Clinical Case Definition, Diagnostic
and Treatment Protocols - A Consensus Document
Voir le lien Internet ci-dessous.
FMS Canadian Consensus Document - anglais
Synthèse du Consensus
canadien sur la fibromyalgie (en français)
Synthèse préparée par
l'Association de la fibromyalgie région Île-de-Montréal
(AFIM)
à partir du document
original.
Voir le lien Internet ci-dessous.
Synthèse en français
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Comparaison entre le
syndrome de fibromyalgie (SFM)
et l’encéphalomyélite myalgique/syndrome de fatigue
chronique (EM/SFC)
Les dépliants du National
ME/FM Action Network sur l'encéphalomyélite myalgique
/syndrome de fatigue chronique et le syndrome de
fibromyalgie sont tirés du consensus canadien. Ces
dépliants informatifs contiennent des réponses aux
questions le plus souvent posées par les personnes
atteintes de l'un ou l'autre de ces syndromes.
Le texte des ces
dépliants sont placés côte à côte afin de mieux comparer
les deux syndromes.
Comparaison entre le syndrome de fibromyalgie (SFM)
et l’encéphalomyélite myalgique/syndrome de fatigue
chronique (EM/SFC) |
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Guide
pratique pour l'enseignement aux élèves
souffrant EM/SFC et SFM |
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Synthèse du document
TEACH-ME, rédigé par les Drs David S. Bell et Bruce M.
Varruthers, ainsi que le groupe de travail TEACH-ME Mars
2009. Une initiative de l’Association de la fibromyalgie
– Région Ile-de-Montréal avec la permission du National
ME/FM Action Network.)
Guide pratique pour l'enseignement aux élèves souffrant
EM/SFC et SFM |
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Lors de nos derniers
colloques, les Drs. Serge Marchand et Pierre
Arsenault nous ont présenté des conférences des plus
intéressantes. Voici les résultats d'une recherche
de ces spécialistes du phénomène de la douleur
publiés dans
MedActuel FMC.
La fibromyalgie en 2002
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Les
causes de la fibromyalgie |
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Ce texte
est le même que dans la section « Fibromyalgie » de
notre site, mais il contient plus d’informations
médicales. |
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Le syndrome de la
fibromyalgie se manifeste souvent après une expérience
traumatique, comme une chute, un accident de la route,
une infection virale ou bactérienne, un accouchement,
une intervention chirurgicale, un choc affectif, une
série de stress ou une période de surmenage. Ces
différents stress physiques et psychologiques semblent
déclencher le syndrome.
Parfois, elle peut
survenir sans cause apparente et même débuter durant
l’enfance. Elle peut aussi accompagner d’autres
affections médicales comme les polyarthrites, le
syndrome de Gougerot, le lupus érythémateux diffus,
l’hypothyroïdie, le syndrome de Raynaud, mais également
certaines maladies infectieuses dont la maladie de Lyme
ou l’hépatite C.
Un facteur familial est
certain, par exemple, les filles et les sœurs de
personnes fibromyalgiques ont plus fréquemment le
syndrome que les autres. Il y aurait donc une
prédisposition génétique à développer la fibromyalgie. |
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Recherche |
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Les premières recherches
avaient comme hypothèse que la cause de la fibromyalgie
était une inflammation des muscles. Les résultats
n’ayant pas confirmé cette hypothèse, les scientifiques
ont donc supposé qu’elle était une affection
psychiatrique.
En fait, on peut supposer
que fibromyalgie et troubles psychiatriques relèvent
plus d'une comorbidité. Ainsi, les troubles
psychiatriques dans la fibromyalgie ne sont ni
constants, ni stéréotypés (pas de profil psychologique
manifeste) et sont associés de manière indépendante à la
sévérité de la douleur.
Voici les résultats d’une
étude comparative entre des fibromyalgiques, des
fibromyalgiques déprimés et des déprimés non atteints du
syndrome :
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Chez les personnes
fibromyalgiques, il n'y a pas de différence dans les
paramètres de la douleur. La fibromyalgie des sujets non
déprimés avait simplement moins de répercussions sur
leur vie quotidienne.
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Les antidépresseurs ne
sont pas tous efficaces dans le traitement de la
fibromyalgie, les posologies sont de 5 à 6 fois moindres
et le délai d’action du médicament est plus court que
dans le traitement de la dépression.
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D'autre part, il n'y a
pas de corrélation entre l'évolution des symptômes
psychiatriques et l'évolution de la douleur.
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Enfin, pour la
fibromyalgie, l'efficacité des antidépresseurs est
identique que les patients soient déprimés ou non.
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Lorsque la dépression et
l'anxiété se manifestent, elles sont le plus souvent le
résultat, plutôt que la cause de la fibromyalgie. Les
patients qui souffrent de la fibromyalgie ne sont pas
plus à risque d'être dépressifs que les patients qui ont
d'autres désordres douloureux chroniques tel que
l'arthrite rhumatoïde.
Actuellement, les
chercheurs n’ont pas encore trouvé la ou les causes
exactes de la fibromyalgie et plusieurs hypothèses sont
à l’étude. Cependant, les scientifiques s’entendent sur
le fait que la fibromyalgie résulterait d’une atteinte
neurologique d’origine centrale. |
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Voici
quelques faits objectifs concernant la fibromyalgie |
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Un dérèglement du système
nerveux central responsable du contrôle de la douleur
La fibromyalgie semble
être un dysfonctionnement du système qui empêche
certains stimuli de devenir des sensations douloureuses.
Cette perception anormale transforme toute zone sensible
en une source de douleurs.
Il existe deux grands types de douleurs: les douleurs
par excès de nociception, de loin les plus fréquentes,
induites sur un système nerveux normal par un excès
d'influx nociceptifs à partir de lésions tissulaires, et
les douleurs neurogènes consécutives à des lésions des
voies nerveuses intervenant dans la régulation de la
douleur.
Dans cette deuxième catégorie, les sujets perçoivent
comme douloureuses des stimulations qui sont en dessous
du seuil de la douleur chez des sujets normaux (courant
d'air, effleurement, froid): c'est l'allodynie. Ils
présentent également un seuil de tolérance à la douleur
qui est diminué: c’est l’hyperalgésie.
Alors que les douleurs neurogènes sont habituellement
localisées dans un territoire précis, il existe dans la
fibromyalgie une diminution généralisée du seuil
douloureux. Ce seuil est 2 à 3 fois plus bas que dans la
population normale. Une diminution qui concerne tout
type de stimuli : mécaniques, thermiques, électriques.
Cette dysfonction du système nerveux central (SNC) peut
avoir pour origine :
une dysfonction endogène du système nociceptif, avec un
déficit des contrôles inhibiteurs et des anomalies des
neuromodulateurs;
une sensibilisation des nocicepteurs périphériques.
Des lésions tissulaires ou une exposition répétée à des
stimuli périphériques douloureux, par le biais d'un
excès de neuropeptides des fibres C qui véhiculent le
message douloureux, induisent une modification de
l'activité du SNC dont on connaît les propriétés de
neuroplasticité. Cette modification de l'activité du SNC
est à l'origine d'un état d'allodynie ou d'hyperalgésie
pouvant persister même après guérison de la lésion
tissulaire initiale.
Ceci rendrait compte des fibromyalgies associées à
certains rhumatismes inflammatoires, des fibromyalgies
post-traumatiques et de l'augmentation de la prévalence
avec l'âge, avec des stimuli douloureux répétés liés aux
arthrosiques.
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Des niveaux anormaux
de certains médiateurs chimiques appelés
neurotransmetteurs (neuromédiateurs)
Le phénomène de la douleur est modulé tout au long du
parcours sensitif par des neurotransmetteurs, parmi
lesquels on retrouve la sérotonine, la noradrénaline et
la substance P. L'hypothèse d'un déséquilibre au niveau
de ces neurotransmetteurs semble un indice important
quant à l'origine des douleurs de la fibromyalgie.
Une étude publiée, il y a quelques années, révèle que
beaucoup de patients fibromyalgiques ont un surplus de
substance P (jusqu’à 3 fois plus que la normale), un
transmetteur de la douleur, dans le liquide
céphalo-rachidien.
D'autres études subséquentes dénotent également le
déficit de la sérotonine et de son précurseur, le
tryptophane. La sérotonine est une substance chimique
qui agit comme un thermostat pour réduire les effets
douloureux de la substance P. La sérotonine fait partie
d'un système d'inhibition de la douleur connu sous le
nom de CIDN (contrôles inhibiteurs diffus induits par
des stimulations nociceptives). Depuis peu,
l'utilisation chez des patients atteints de fibromyalgie
d'une nouvelle classe d'antidépresseurs, les inhibiteurs
de recaptage de la sérotonine, montrent des effets
encourageants. Ces résultats laissent présager de la
possibilité d'améliorer l'état clinique des patients en
augmentant l'efficacité des contrôles inhibiteurs de la
douleur. De plus, la sérotonine joue un rôle au niveau
du sommeil.
Dans les CIDN, une autre substance joue un rôle capital
: la noradrénaline. Chez le fibromyalgique, la
noradrénaline est significativement réduite dans le
liquide céphalo-rachidien, suggérant elle aussi son
implication dans la fibromyalgie. Le premier rôle de la
noradrénaline est de maintenir une tension artérielle
constante.
En collaboration avec l'Association de la Fibromyalgie
de l'Abitibi-Témiscamingue, des chercheurs procèdent à
des études cliniques qui permettent d'évaluer les
douleurs de patients fibromyalgiques traités par des
inhibiteurs sélectifs de sérotonine, de noradrénaline ou
des deux simultanément. Il s'agit ici d'une première
mondiale puisqu'aucune étude n'a été réalisée à ce jour
chez les fibromyalgiques au chapitre de la voie
noradrénergique.
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Une altération des
fonctions du système nerveux autonome
Le système nerveux autonome assure le fonctionnement
vital de base de l’organisme, comme la respiration, la
circulation, la digestion et l’excrétion.
Les patients souffrant de fibromyalgie présentent des
symptômes et des signes cliniques témoins d’une
perturbation du fonctionnement des systèmes nerveux
sympathique et parasympathique, composants du système
nerveux autonome. Le rythme cardiaque semble
significativement plus élevé chez les patients avec une
fibromyalgie que chez les sujets sains.
De plus, les
fibromyalgiques ont une variabilité du rythme cardiaque
significativement plus basse que chez les sujets sains.
Lors des études de la variabilité du rythme cardiaque,
on calcule la balance entre les basses et hautes
fréquences. Chez les fibromyalgiques, les basses
fréquences sont plus hautes et les hautes fréquences
plus basses que chez les témoins. En clair, la bande
passante du rythme cardiaque chez les fibromyalgiques
est plus étroite que chez les sujets sains. De plus, la
qualité de vie, les possibilités physiques, l’anxiété,
la dépression et la perception du stress sont fortement
corrélées au rapport basses fréquences/hautes fréquences
(BF/HF).
Les fibromyalgiques souffrent d’un type particulier
d'hypotension artérielle et certains patients ont des
syncopes vasovagales liées à un dérèglement du système
nerveux autonome, aussi, il existe un chevauchement
entre fibromyalgie et syndrome de fatigue chronique, or
ce dernier s'accompagne volontiers de dysautonomie.
Le système adrénergique est également perturbé et de
nombreuses explorations fonctionnelles sont en faveur
d’une hypotonie sympathique.
Quoi qu’il en soit, la notion de déséquilibre du système
nerveux autonome est importante pour le fibromyalgique,
car il est la preuve objective de l’existence d’un
dérèglement organique.
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Une mauvaise
vascularisation dans certaines parties du cerveau
À l’aide du SPECT scan (Single-Photon-Emission Computed
Tomography), des auteurs ont démontré une réduction des
flux sanguins au niveau du thalamus et du noyau caudé,
structures impliquées dans la régulation du message
douloureux.
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Un trouble du sommeil
réparateur profond
Les troubles du sommeil
représentent un élément majeur de la symptomatologie
avec : sur le plan clinique, un sommeil non réparateur,
sur le plan électrique, l’existence d’intrusions d’ondes
alpha pendant le sommeil lent profond (SLP) et sur le
plan expérimental, l’apparition de fibromyalgies chez
les sujets privés de SLP.
En fait, ces anomalies ne sont pas corrélées à la
douleur et elles ont été également signalées dans le
syndrome de fatigue chronique, le syndrome de
sensibilité multiple et le syndrome de la guerre du
Golfe. Il a été par ailleurs démontré que le pourcentage
de fibromyalgies est le même chez les femmes présentant
des troubles du sommeil et celles qui n’en ont pas.
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Une perturbation du
système neuroendocrinien
Elle concerne principalement deux axes:
1. Hormone de croissance : Dans 30 % des fibromyalgies,
on a montré un déficit en hormone de croissance. Cette
hormone est synthétisée pendant le sommeil lent profond,
et sa diminution est en fait une conséquence des
troubles du sommeil. Elle a un rôle dans l'homéostasie
musculaire, ce qui pourrait rendre compte en partie de
certains symptômes tels que la fatigabilité musculaire,
la faible tolérance à l'exercice. Dans cette
sous-population déficitaire, des auteurs ont montré la
bonne efficacité d'un traitement par hormone de
croissance.
2. Axe hypothalamo-hypophysosurrénalien :Cet axe,
impliqué dans la réponse au stress, est perturbé dans la fibromyalgie avec une réduction des réponses de l'ACTH
(corticostimuline) ou CRF et une réduction d'environ 30 %
des réponses de l'ACTH et de l'épinéphrine à
l'hypoglycémie. Les mêmes anomalies ont pu être
reproduites chez les rats exposés à des stress
chroniques. Ceci pourrait rendre compte des
fibromyalgies par expositions aux stress répétés et de
certaines fibromyalgies post-traumatiques.
Le stress est généralement une réponse positive qui
permet à l'être humain de répondre de façon adéquate aux
demandes qui lui sont imposées. Cependant, selon une
équipe de chercheurs de l’UQAT, dans certaines
situations, il peut induire des modifications
anatomiques et physiologiques qui compromettent
l'efficacité des mécanismes d'adaptation.
Au niveau du système nerveux central, certains
stresseurs vont jusqu'à engendrer des changements
cellulaires irréversibles et ainsi induire des
pathologies parfois chroniques. La douleur aiguë ou
chronique est l'un des stress les plus fréquemment
rencontrés chez l'homme. L'organisme répond à une
douleur aiguë en faisant intervenir plusieurs systèmes
et en particulier l'axe hypothalamo-hypophysosurrénalien.
Dans certaines conditions, les mécanismes d'adaptation
s'épuiseraient et entraîneraient l'apparition de
syndromes cliniques dits de « maladaptation ». L'un
d'entre eux est le syndrome de la fibromyalgie.
On retrouve aussi chez les fibromyalgiques une
déficience en mélatonine (celle-ci intervient dans la
régulation des rythmes biologiques.), un manque de
production de cortisol (hydrocortisone), un déficit en
somatomédine C (réparation des microlésions
musculaires), plus discuté, une hyperprolactinémie ( la
prolactine intervient dans la production de lait après
l’accouchement) et la thyroïde est franchement anormale
dans 10 % des fibromyalgies, mais les tests dynamiques
sont perturbés dans près des 2/3 des fibromyalgies.
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Le rôle des hormones
sexuelles dans la fibromyalgie
Les hormones sexuelles semblent jouer un rôle important
dans l'incidence de la fibromyalgie. Les hormones
ovariennes ont probablement un rôle important. Il existe
une recrudescence du syndrome après la ménopause et
certaines fibromyalgies peuvent être déclenchées par un
changement de statut hormonal. Les hormones ovariennes
interviennent par ailleurs dans la régulation de l'axe hypothalamo-hypophysaire.
D'autre part, les voies métaboliques de la sérotine ne
sont pas identiques dans les deux sexes, avec une
synthèse augmentée de 50 % chez l'homme par rapport à la
femme.
De plus, des études fondamentales chez l'animal nous
permettent de croire que les hormones sexuelles
participent au dérèglement du système de contrôle de la
douleur.
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Des anomalies
musculaires et du métabolisme énergétique
On a déjà pensé que la fibromyalgie était une condition
inflammatoire, mais il n'y a aucune évidence
inflammatoire ou arthritique qui a été trouvée.
Actuellement, l’hypothèse d’une atteinte musculaire au
cours des fibromyalgies est basée sur quelques données
cliniques simples : le développement d’une fibromyalgie
à partir d’un syndrome myofascial local qui va s’étendre
rapidement, ou encore la fatigabilité, la diminution de
la force et de la résistance, la diminution de la
capacité de relaxation, et la modulation de toutes ces
anomalies par des interventions locorégionales sont en
faveur d’une participation du muscle aux très nombreux
phénomènes physiopathologiques.
En fait, on a pu démontrer des anomalies nettes dans
près des 2/3 des cas. Il existe deux types de
perturbations, l’une fréquente touchant la glycolyse,
l’autre plus rare touchant la chaîne respiratoire
mitochondriale. Ces deux sous-groupes sont confirmés par
des anomalies cohérentes histologiques ou biochimiques
donnant, dans le même pourcentage, les mêmes résultats.
D’autres explorations indirectes confirment l’existence
d’anomalies périphériques, liées les unes aux autres, et
si l’électromyogramme est souvent normal, la
téléthermographie, la clairance au xénon ou les sondes à
oxygène et diverses explorations métaboliques sanguines
ont démontré :
des troubles de la microcirculation, que l’on peut
rapprocher d’un déficit périphérique en oxyde nitrique
(NO) (qui est un puissant vasodilatateur à l’effort et
qui jouent un rôle essentiel sur les mécanismes
nociceptifs),
des anomalies de la production d’énergie avec une
diminution de l’adénosine triphosphate (ATP) associé à
des anomalies de la glycolyse (touchant notamment le
pyruvate) ou plus rarement la mitochondrie (touchant
notamment le complexe 1),
des anomalies du statut antioxydant avec notamment un
déficit en glutathion.
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Des anomalies du
système immunitaire
De très nombreuses anomalies ont été signalées au cours
des fibromyalgies concernant les anticorps antimuscles
et antisérotonine (mais pas les anticorps anti-ADN),
les cellules NK (lymphocyte T, «killer») et le rapport
CD4/CD8 ainsi que certains dépôts d’immunoglobuline.
Un lien entre l’administration de substances
immunomodulatrices telles que les interleukines et
l’apparition de fibromyalgie est probable.
De plus, les taux d’IgE et les tests d’allergie cutanée
sont fréquemment anormaux.
Même si certains facteurs immunologiques ou infectieux
coexistent avec la fibromyalgie, l’hypothèse immunitaire
de cette affection ne semble pas être retenue ni les
hypothèses microbiennes, virales ou parasitaires.
Cependant, même si la fibromyalgie n’est pas une maladie
immunitaire ou infectieuse, certaines conditions
immunologiques ou infectieuses pourraient peut-être
déclencher le syndrome.
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Myalgie du système nerveux central |
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Selon certains
chercheurs, le terme « fibromyalgie » qui signifie « fibro (fibre)
- my (muscle) - algie (douleur) », devra probablement être
changé dans le futur, car ce syndrome est beaucoup plus
qu’un désordre des fibres musculaires. « Myalgie du
système nerveux central » serait plus approprié, car les
dysfonctions sont à ce niveau et ces désordres
biochimiques affectent le corps en entier, pas seulement
les fibres musculaires.
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